Mot du président

Je suis à la fois fier et particulièrement honoré d’assurer la Présidence de notre Fondation qui à mes yeux, présente un formidable projet afin d’informer et de sensibiliser la population autochtone du Québec sur la nature et les effets de la dépendance au jeu.

Le jeu de hasard est depuis longtemps un aspect de la culture autochtone traditionnelle. Par le passé, le jeu de hasard avait sa place au cours des cérémonies et des célébrations communautaires alors qu’il était utilisé pour enseigner différentes habiletés.
L’usage traditionnel des jeux de hasard a changé, mais la définition n’en demeure pas moins la même : le jeu de hasard signifie miser de l’argent ou des objets de valeur sur une activité dont le résultat est imprévisible.

BUT DE LA CAMPAGNE

Comme il est primordial dans une campagne de sensibilisation de rejoindre le plus grand nombre de personnes et d’instaurer un langage commun aux différentes générations, les clientèles visées par le projet sont autant les jeunes, que les parents, les aînés, et les différents intervenants. Ainsi, en allant chercher l’ensemble de la communauté, les gens parleront le même langage préventif concernant les enjeux liés au jeu, la prévalence qui s’avère très élevée, ses conséquences négatives, et les moyens efficaces et concrets pour que les jeux de hasard et d’argent demeurent, un jeu!

Redonner le savoir et les moyens aux gens pour qu’ils deviennent eux-mêmes des ressources positives à la disposition des autres membres de la communauté s’avère une stratégie bénéfique à long terme. Ainsi, agir avec des petits groupes afin d’informer et d’échanger sur la problématique du jeu est le but de la présente campagne. Cette dernière n’a pas la prétention de dicter une marche à suivre aux participants, mais tout simplement de rejoindre le plus d’individus possible afin de répandre une épidémie préventive concernant le jeu.

Conçu par nos intervenants autochtones, la campagne de sensibilisation se tiendra sur trois ans. L’équipe de la Fondation visitera quinze (15) communautés autochtones la première année, treize (13) communautés la deuxième année et treize (13) communautés la troisième année.

En terminant, je tiens à remercier nos donateurs, principalement la Fondation Mise sur Toi. Je me fais ici le messager des membres de la Fondation Kanatha et de ses intervenants afin de vous dire «Merci». Merci de croire en l’action de notre Fondation en ses investissements, en ses résultats, en son impact positif pour l’ensemble des communautés autochtones visées dans notre projet.

Votre contribution fait de vos organisations, des véritables agents de changement et d’amélioration des conditions des autochtones qui vivent avec un problème de jeu.

Germain Paul
Président de la Fondation Kanatha et membre de la Nation Innue